Foire Aux Questions
Depuis le lancement d’Angle Droit, vous êtes nombreux à nous avoir adressé vos questions, via nos groupes de discussion LinkedIn et Viadéo, mais également sur notre page Facebook Getty Images France. Pour tous ces commentaires souvent utiles et judicieux et pour l’intérêt que vous portez à Angle Droit, nous souhaitons vous remercier. D’autant que les sujets que nous abordons ne sont pas toujours des plus sexys, alors encore davantage : MERCI !
Cette rubrique reprend une partie des questions qui nous ont été envoyées. Nous avons sélectionné celles les plus fréquemment posées, et susceptibles de concerner le plus grand nombre de nos lecteurs. Si vous ne trouvez pas votre bonheur ici, n’hésitez pas, vous aussi, à laisser des commentaires ou à poser vos questions sur nos groupes de discussion.
IMAGES ET UTILISATION
1. Peut-on utiliser n’importe quelle image pour un projet à des fins non commerciales ?
2. Peut-on réutiliser une image libre de droits pour plusieurs projets à des fins non commerciales ?
3. Sur quel type de documents peut-on utiliser des images libres de droits ?
4. Comment connaître l’identité du créateur d’une l’image ?
LES BANQUES D’IMAGES
5. Comment proposer ses créations sur une banque d’images ?
6. Optimiser sa recherche d’image : comment choisir les meilleures photos selon le sujet ?
7. Les images achetées sur des banques d’images sont-elles prêtes à l’emploi ?
QUESTIONS JURIDIQUES
8. Les textes de loi de référence en matière d’images.
9. Quels sont les risques encourus sans achat de licence ?
10. Qui est responsable des images utilisées dans les commentaires de mon site Web ?
11. Qui est responsable des images publiées sur un site web : le propriétaire sur site, le client, l’hébergeur, le webmaster ?
QUESTIONS TECHNIQUES
12. Retouche d’image : quels logiciels utiliser ?
13. Quels outils utiliser pour créer des bannières, GIF ou icônes ?
14. Quels éléments me seront demandés par mon imprimeur lors de la création d’un document ?
1. Peut-on utiliser n’importe quelle image pour un projet à des fins non commerciales ?
Non.
Même lorsque l’image sert à illustrer une communication n’ayant aucune vocation commerciale, l’achat d’une image sous licence reste obligatoire. Si l’image que vous souhaitez utiliser a été trouvée sur un site Web et que vous ne savez pas d’où elle provient, négociez directement avec l’auteur ou son agent pour obtenir les autorisations nécessaires.
Pour en savoir plus, « Achat d’images : tout sur les licences ».
2. Peut-on réutiliser une image libre de droits pour plusieurs projets à des fins non commerciales ?
Oui.
Les images libres de droits peuvent être utilisées par le détenteur de la licence aussi longtemps qu’il le souhaite, quelle que soit la nature du projet, commercial ou non commercial.
3. Sur quel type de documents peut-on utiliser des images libres de droits ?
La plupart.
Il existe peu de restrictions quant à l’usage des images libres de droits. Communications internes ou externes, documents de gestion, projet à vocation commerciale ou non… les libres de droits peuvent être utilisées sur tous les supports, exceptés :
- Sur les produits dérivés destinés à la vente. Si l’image phare (et libre de droits) de votre campagne est placée sur un objet que vous souhaitez vendre, vous devez, lorsque c’est exigé, payer des droits supplémentaires ou acheter une nouvelle image de droits gérés, en stipulant l’utilisation que vous souhaitez en faire.
- Sur les logos. Vous ne pouvez pas utiliser une image libre de droits pour réaliser un logo, même si l’image est retouchée, à moins que celle-ci soit méconnaissable (mais cela ne vous dispense pas de vous acquitter des droits de l’image, même méconnaissable).
- A des fins illégales, pornographiques ou diffamatoires.
Précisons cependant que ces restrictions peuvent varier en fonction des conditions générales propres à chaque banque d’images.
4. Comment connaître l’identité du créateur d’une l’image ?
Plusieurs manières de faire.
Si vous avez trouvé l’image sur une banque d’images, l’auteur est mentionné dans la grande majorité des cas.
Si vous avez trouvé l’image via un moteur de recherche (Google, Yahoo, etc.) ou sur une plateforme de partage d’images comme Flickr, vérifiez si un crédit photo est mentionné (c’est-à-dire le nom du photographe). Si vous ne trouvez pas l’information, contactez directement le site sur lequel vous avez vu l’image : il vous renseignera sur l’auteur de l’image (si celle-ci est utilisée légalement).
Si vos recherches ne mènent nulle part, vous pouvez utiliser le site TinEye.com. Il s’agit d’un site permettant de retrouver toutes les plateformes Web où a été publiée une photo sur Internet.
Si rien de tout ça ne vous mène au créateur de l’image, c’est embêtant, mais malheureusement la triste nécessité : changez de visuel ; trouvez-en un que vous pouvez utiliser légalement.
LES BANQUES D’IMAGES
5. Comment proposer ses créations sur une banque d’images.
Plusieurs manières de faire.
Toutes les banques d’images ont leur propre fonctionnement. Il est donc difficile de répondre à cette question de manière linéaire. Mais la plupart d’entre elles disposent d’un espace en ligne facilement identifiable dédié aux contributeurs qui souhaitent soumettre leurs créations.
Certaines banques d’images, du fait de leur positionnement premium et de leurs contenus haut de gamme, ont des conditions strictes concernant l’acceptation des images. Ceci permet de garantir à leurs clients des produits et services conformes à l’exigence de qualité souhaitée (angle, exposition, saturation de l’image…) et de garantir la disponibilité des autorisations nécessaires pour utiliser les images (droit du modèle, du propriétaire…).
Si vous souhaitez soumettre vos créations chez iStockphoto ou Getty Images, cliquez ici ou là (pour les autres banques d’images, on vous laisse chercher !)
6. Optimiser sa recherche d’image : comment choisir les meilleures photos selon le sujet ?
Plusieurs manières de faire.
Cette question amène une réponse subjective par la force des choses, chacun ayant sa propre manière de chercher des images et d’aborder un concept. C’est pourquoi nous vous recommandons de consulter les conseils de recherche des sites iStockphoto et Getty Images, ici et là.
7. Les images achetées sur des banques d’images sont-elles prêtes à l’emploi ?
Pas systématiquement.
Les photos présentes sur les banques d’images sont toujours vendues avec les autorisations de l’auteur de l’image. C’est là l’un des cœurs de métier des banques d’images : la représentation des droits d’auteur. En clair, l’autorisation de l’auteur sera toujours fournie avec l’image achetée.
Par contre, les autorisations des modèles, des propriétaires, et toutes les autorisations autres que celles concernant strictement l’auteur, ne sont parfois pas disponibles, et donc non fournies par la banque d’images. Dans ce cas, l’absence d’autorisation est mentionnée, et il revient à l’acheteur de l’image de se procurer les autorisations manquantes. Notez toutefois que certaines banques d’images disposent de services spécialisés pouvant vous aider à obtenir les autorisations non disponibles, ou, en leur absence, à vous fournir une garantie juridique étendue. Celui de Getty Images est particulièrement efficace (flagornerie ? jamais !). Sachez également que vous pouvez vous faire aider par des freelances dont c’est spécifiquement le métier.
QUESTIONS JURIDIQUES
8. Les textes de loi de référence en matière d’images.
Sur les droits d’auteur
Livre 1er du Code de la propriété intellectuelle, et plus précisément les articles L 111-1, L 112-2,
L 113-1, L 121-1, L 122-4, L 123-1 et L 335-2.
Sur le droit au respect de la vie privée (droit à l’image)
Article 9 du Code civil.
Sur le droit du propriétaire d’un bien
Article 544 du Code civil.
9. Quels sont les risques encourus sans achat de licence ?
Sans achat de licence, il est possible que vous encouriez des sanctions pour non-respect des droits d’auteur, mais pas seulement. Le droit à l’image des biens et des personnes peut également s’appliquer.
Sur le non-respect des droits d’auteur
Les sanctions pénales peuvent entraîner jusqu’à 3 ans d’emprisonnement et 300 000 € d’amende, ainsi que la confiscation des recettes procurées par l’infraction ; les sanctions civiles peuvent quant à elles donner lieu au versement de dommages et intérêts.
Sur le non-respect du droit à l’image des personnes
La sanction peut prendre la forme de dommages et intérêts. Par ailleurs, les contrevenants s’exposent à un an d’emprisonnement et 45 000 € d’amende selon l’article 226-1 du code pénal.
10. Qui est responsable des images utilisées dans les commentaires de mon site Web ?
Le créateur du blog dans la plupart des cas.
Le blog est soumis à plusieurs régimes juridiques : le droit de la presse (loi du 29 juillet 1881), la loi pour la confiance dans l’économie numérique du 21 juin 2004, la loi du 30 septembre 1986 relative à la liberté de communication, et la loi « Informatique et libertés » du 6 janvier 1978.
Sans entrer dans le détail, retenons que tout blogueur est considéré comme éditeur d’un service de communication sur Internet et directeur de la publication. Tous les contenus publiés, commentaires y compris, relèvent donc en principe de sa responsabilité. Si un commentaire contrevient à une règle de droit – une violation du droit d’auteur ou de tout autre droit relatif à l’utilisation d’une image – la responsabilité civile ainsi que la responsabilité pénale du blogueur peuvent donc être engagées.
En clair, quand l’infraction est due au contenu d’un commentaire posté par un internaute, le blogueur (considéré comme éditeur) est responsable du contenu déposé par des tiers sur son blog s’il a eu connaissance effective du message illicite avant sa mise en ligne, ou si, dès le moment où il en a eu connaissance, il ne l’a pas retiré rapidement.
Une nuance cependant : lorsque les commentaires doivent être validés avant publication effective sur le site, la responsabilité du créateur du blog est normalement entière ; par contre, lorsque les commentaires peuvent être postés sans modération préalable, le créateur du blog est considéré comme simple hébergeur. Sa responsabilité ne sera donc pas engagée s’il parvient à prouver qu’il n’a pas vu le commentaire frauduleux… Tâche difficile !
Les règles de droit relatives à la responsabilité des blogueurs évoluent régulièrement. Restez donc attentifs et renseignez-vous bien.
11. Qui est responsable des images publiées sur un site web : le propriétaire sur site, le client, l’hébergeur, le webmaster ?
Le propriétaire.
Il est responsable de tous les contenus publiés sur sa plateforme Web, quelle qu’en soit sa forme (blog, site de vente en ligne, etc.). Il est donc garant du respect du droit à l’image et du droit d’auteur.
QUESTIONS TECHNIQUES
12. Retouche d’image : quels logiciels utiliser ?
Photoshop, LE standard professionnel
- Le plus connu, et sans doute le plus ancien et le plus utilisé de tous : Photoshop.
- Ses principaux avantages : le nombre de fonctionnalités proposées, son ergonomie, mais aussi sa complémentarité avec les autres logiciels de la suite à laquelle il appartient, Adobe Creative Suite.
- Pour la création d’images vectorielles, Illustrator, issu de la même suite que Photoshop, fait également figure de standard professionnel.
Comme pour tous les logiciels Adobe, vous devrez payer une licence pour les utiliser légalement.
The Gimp, l’alternative gratuite
- Un logiciel open source entièrement gratuit qui reste une valeur sûre et peut tout à fait être utilisé à des fins professionnelles.
- Ses avantages : quasiment autant de fonctionnalités que Photoshop, même si certaines sont parfois moins poussées ou moins évidentes à utiliser.
- Pour la création d’images vectorielles, un éditeur gratuit existe également : Inkscape.
13. Quels outils utiliser pour créer des bannières, GIF ou icônes ?
Les basiques
- Historiquement, les bannières étaient de simples GIF (Graphics Interchange Format), c’est-à-dire une succession d’images statiques accompagnées d’un message. Si les GIF sont encore d’usage, l’avènement du Flash, qui permet d’ajouter à une bannière des animations, de la vidéo et du son, a changé la donne et a consacré, entre autres, Adobe Flash, logiciel permettant de créer des bannières animées.
- Pour créer des icônes ou des GIF, même animés, Photoshop ou The Gimp vous donneront satisfaction.
- Pour créer des icônes en basse résolution, il existe des éditeurs en lignes gratuits. Pour les icônes hautes résolutions (comme celles des applications mobiles, tablettes, etc.) il est recommandé de travailler avec des images vectorielles ou des images moyennes résolutions.
Les avancées techniques et l’arrivée de nouveaux logiciels
Les technologies HTML5/CSS/Javascript pour lesquelles le plug-in Flash n’est plus nécessaire ont permis à d’autres logiciels de voir le jour : les payants (Sencha Animator, Tumultco Hype), mais aussi certains gratuits, car encore en développement (Adobe Edge).
14. Quels éléments me seront demandés par mon imprimeur lors de la création d’un document ?
Avant de vous lancer dans la production d’un document, demandez les informations nécessaires.
- Une fois que vous avez déterminé le format de votre document, le grammage du papier, les finitions souhaitées et le type de reliure, vous êtes en mesure de demander des spécifications à l’imprimeur (couramment appelées « specs »).
- Il demandera un débord ou fond perdu, c’est-à-dire une marge de sécurité de quelques millimètres sur tout le périmètre de votre maquette. En « débordant » de la taille voulue, vous êtes certain qu’il n’y aura aucune imperfection lors de la coupe du papier. L’imprimeur vous précisera par ailleurs dans les spécifications les formats de fichiers que vous devez lui envoyer.
- Vous devrez aussi préparer les images figurant dans votre document : si elles sont en RVB (Rouge Vert Bleu), vous devrez les transformer en CMJN (Cyan Magenta Jaune Noir) à l’aide de votre logiciel graphique, le format RVB étant un format d’affichage écran, et non un format d’impression.
- Enfin, il se peut que l’imprimeur vous demande de lui envoyer un fichier PDF. Si c’est le cas, un logiciel qui exporte en PDF pour l’impression s’occupera d’intégrer automatiquement les composants du design (images, polices…). Si par contre, les fichiers sources (c’est-à-dire les fichiers de travail) vous sont demandés par l’imprimeur, n’oubliez pas d’inclure ces composants ; ils sont indispensables.